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Menu du Pays de Richelieu




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Les personnages illustres,
cités dans cette page, sont des hommes ou des femmes qui ont marqué la
région. Soit en passant quelque temps, soit en y vivant une grande partie
de leur existence, soit en ayant apporté par leur renom, une pierre à
l'édifice commun. Pardon si certains sont oubliés dans cette liste, faites-les
moi connaître, j'aurai plaisir à les ajouter. Je commencerai par les personnes
de l'histoire, avec en premier chef, le Cardinal de Richelieu, puis en
seconde partie, vous pourrez trouver des personnages, plus ou moins contemporains
qui ont, ou qui marquent encore notre région de leur empreinte.
Jean-Louis LAURENCE
Difficile de ne consacrer que quelques lignes à cet homme
immense, aussi ce seront quelques pages, et de nombreux liens que vous
pourrez trouver en suivant le lien ci-dessous.
Biographie résumée du
Cardinal
Issu d’une dynastie de maîtres maçons de Pontoise, après
un séjour de plusieurs années à Rome, Lemercier s’impose comme le successeur
de Salomon de Brosse (mort en 1626) au service de la reine-mère, Marie
de Médicis, au Louvre et au Luxembourg, puis comme l’architecte du cardinal
de Richelieu (palais Cardinal, ville et château de Richelieu, chapelle
de la Sorbonne, etc.), comme de plusieurs de ses “créatures”. Premier
architecte du roi à partir de 1638 sous le ministère de Sublet de Noyers,
il dirige la relance des travaux du Louvre (pavillon dit de l’Horloge).
Sous la régence d’Anne d’Autriche, il est appelé à conduire les travaux
du Val-de-Grâce, lorsque la reine écarte François Mansart.
Marqué par la tradition familiale (stéréotomie des voûtes dans la grande
salle du Louvre), par la leçon de Salomon de Brosse (Richelieu est une
variation spectaculaire sur le Luxembourg), par ses expériences romaines
(églises de l’Oratoire, de la Sorbonne, de Richelieu et de Rueil), plus
professionnel que Le Muet, moins inventif que Mansart, moins affairiste
que Le Vau, Lemercier contribue à l’épuration du style architectural de
la Renaissance, mais il joue aussi un rôle décisif, moins connu, dans
l’évolution du jardin français avant Le Nôtre (jardins de Montjeu, de
Richelieu et de Rueil).
Saint
Vincent de Paul(1581 - 1660)
Vincent est d'abord berger dans les Landes, puis il fait ses études à
Dax et à Toulouse. Il se prépare à être prêtre. Le voilà, à 33 ans, curé
du village de Clichy (près de Paris), quand Pierre de Bérulle, un prêtre
ami, lui demande d'être précepteur (maître d'école) des enfants de Philippe
de Gondi, général des galères.
Sur les immenses domaines de cette famille, les paysans vivent très pauvrement
et connaissent peu Jésus.
Vincent promet alors à Dieu de se consacrer à lui dans le service des
pauvres. Il part donc pour être curé à Châtillon (dans les Dombes). Un
jour, il lance un appel au secours pour une famille qui meurt de faim
: les villageois sont si généreux que toute la nourriture arrive en même
temps. Vincent voit bien qu'il faut organiser la charité pour ne pas gaspiller.
Partout, Vincent est frappé par la misère qu'il voit dans les villes :
des familles affamées, des enfants abandonnés. Une veuve, Louise de Marillac,
vient le trouver pour servir les pauvres. Avec elle, il fonde les Filles
de la Charité (ou sœurs de saint Vincent de Paul). Elles veulent servir
Jésus dans la personne de tous les pauvres qu'elles rencontreront. Madame
de Gondi le supplie de revenir pour s'occuper de la vie chrétienne des
8 000 paysans qui travaillent dans ses propriétés. Vincent accepte. Il
rassemble et forme des prêtres avec l'aide de monsieur Olier, dans des
écoles appelées « séminaires ».
Quelque temps après, monsieur de Gondi lui demande de s'occuper des équipages
des galères de toute la France. Le traitement que subissent les galériens
le révolte ; il réclame qu'on les traite comme des hommes, et lui-même
leur montre respect et amitié : beaucoup comprennent alors qu'ils sont
aimés de Dieu, malgré leurs vols et leurs crimes. Il devient conseiller
de la reine. Vincent meurt en 1660.
Le presbytère des prêtres de la Mission ou lazaristes
Dès 1638, quinze prêtres de la Mission s’installent à Richelieu pour catéchiser
les campagnes. Leur presbytère s’organise autour d’une cour dont deux
côtés s’ouvrent avec un portique en forme de cloître. Les Richelais aiment
désigner une lucarne ayant conservé sa croisée et ses volets XVIIe s.
comme étant celle de la cellule où dormait saint Vincent de Paul. 
Fondateur de l'Ordre des Missionnaires du Sacré-Coeur.
Le Père Jules Chevalier est né à Richelieu, le 15
mars 1824, au 1, rue du Cygne, rue qui, avant la Révolution, se
nommait rue du "signe de la croix", troisième enfant
d'une famille modeste.
Le P. Chevalier avait une grande dévotion pour la Sainte Vierge,
comme tout le clergé du XIXè siècle, et d'une façon
générale, tout le peuple chrétien d'alors (ce que
Notre-Dame savait bien d'ailleurs, puisque le XIXè siècle
fut aussi l'époque des grandes apparitions : 1830, rue du Bac ;
1846, la Salette ; puis Lourdes 1858, Pontmain 1871, Pellevoisin 1876...).
Jules, bien sûr, avait été consacré à
la Sainte Vierge, par sa maman, dès son baptême. Et de la
formation donnée par les Sulpiciens, il avait gardé une
grande dévotion pour le Coeur Immaculé de Marie. Dans toutes
ses prières, Marie était présente. Il l'associait
à tous les évènements de sa vie.
Or, l'évènement important entre tous est bien sa "découverte"
du Sacré-Coeur et le bouleversement qui s'ensuivit pour lui. Déjà,
quand il avait fondé sa petite association au Séminaire,
il avait tenu à y associer Notre-Dame. Il voulait qu'on dise :
"Chevaliers du Sacré-Coeur et de Notre-Dame". C'était
trop long, on prit l'habitude de dire : "...du Sacré-Coeur",
tout court.
La rue du Cygne, à Richelieu, a été rebaptisée
Rue Jules CHEVALIER.

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