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Menu du Pays de Richelieu




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 Je commencerai par les hauts lieux que nous devons au
Cardinal, qui sont :
D'autres lieux du canton ont une grande histoire, vous retrouverez plus
de détails dans les mini-sites, ou les sites des communes concernées.
En voici 3 pour commencer...
Le château et son parc

C'est au XVème siècle que la famille du
Plessis s'établit à Richelieu. Le domaine, alors, n'était
pas très important.
Né en 1585, Armand Jean du Plessis, futur Cardinal
de Richelieu, passa là, toute son enfance. Devenu Premier Ministre
de Louis XIII, il demanda à Jacques Lemercier, architecte du Roi,
de construire un très vaste château et une petite cité
sur son domaine, qu'il avait considérablement agrandi.
Sa mort, en 1642, ne lui laissa pas l'occasion de profiter des beautés
de son château à peu près terminé, qui, par
les magnifiques oeuvres d'art qu'il contenait, était l'un des plus
beaux d'Europe.

L'arrière petit-neveu du Cardinal émigra
lors de la Révolution, ses biens furent confisqués et les
oeuvres d'art que contenait le château furent vendues ou attribuées
à des musées.
En 1805, le domaine, fort endommagé, fut racheté par un
marchand de biens qui démolit le château pour en vendre les
matériaux. Seuls le Dôme, l'Orangerie, les Caves et l'entrée
monumentale échappèrent au massacre.
En
1852, un propriétaire transitoire, M. Laurence, avait fait construire
une grande demeure dite "le petit château", que l'on peut
voir en face du Dôme, dans le fond du parc.
En 1877, le domaine fut reconstitué par Monsieur Michel Heine,
banquier à Paris, dont la fille avait épousé le descendant
de Richelieu.
En 1930, Armand, marquis de Jumilhac, duc de Richelieu,
n'ayant pas d'héritier, légua le domaine à l'Université
de Paris, en souvenir du Cardinal, Proviseur et Rénovateur de la
Sorbonne.
Du magnifique château édifié par
le Cardinal de Richelieu, subsistent seulement un pavillon des communs
: le Dôme, l'Orangerie, les Caves et l'hémicycle d'entrée
avec ses pavillons. Une roseraie occupe l'emplacement du corps principal
du château.
Le Cardinal de RICHELIEU, demanda à Jacques
Lemercier, architecte du Roi, d'agrandir considérablement le château
de ses pères. Ce château inspira, dit-on, la construction
de celui de Versailles. En 1642, le Cardinal meurt. Son arrière
petit-neveu émigre, lors de la Révolution, ses biens sont
confisqués et les oeuvres d'art que contenait le château
sont vendues ou attribuées à des Musées (Le Louvre).
En 1805, le domaine fort endommagé, est racheté par un marchand
de biens qui démolit le château pour en vendre les matériaux.
Seuls le Dôme, l'orangerie, les caves et l'entrée monumentale
échappent au massacre.
En 1877, le domaine est reconstitué par M. Michel HEINE, banquier
à Paris, dont la fille avait épousée un descendant
de Richelieu. En 1930, Armand, marquis de Jumilhac, duc de Richelieu,
n'ayant pas d'héritier, légue le domaine à l'Université
de Paris, en souvenir du Cardinal, Proviseur et Rénovateur de la
Sorbonne.

La ville
En
1631, Louis XIII, en même temps qu'il fit à Armand Jean du
Plessis, Cardinal de RICHELIEU, la faveur d'ériger sa seigneurie
en duché-Pairie, lui donna l'autorisation de construire «
un bourg clos de murailles et de fossés et de bâtir une halle
». Il y établit quatre foires annuelles et deux marchés
par semaine et déchargea les habitants de toutes les tailles et
impositions.
La ville, commencée en 1631, fut à peu près terminée
en 1642. C'est Jacques LEMERCIER, architecte du Roi, qui en fit les plans
et ce sont ses frères Pierre et Nicolas aidés par d'autres
architectes qui surveillèrent les travaux. Plus de 2.000 ouvriers
travaillèrent sur les chantiers.
Le Cardinal agit, pour construire sa ville, comme un véritable
promoteur, offrant le terrain à construire en engageant le bénéficiaire,
par contrat devant notaire, à respecter un cahier des charges très
précis et à employer un des deux entrepreneurs choisis par
lui : THIRIOT ou BARBET.
Il y réunit les différentes administrations de l'époque
: l'Election de Mirebeau, le siège de la justice à Faye-la-Vineuse,
le Grenier à Sel de Loudun et signa un contrat avec SAINT VINCENT
DE PAUL pour l'installation de 7 lazaristes pour la paroisse et l'éducation
des garçons ainsi que deux filles de la Charité, l'une pour
soigner les malades, l'autre pour l'enseignement des filles.
A la mort du Cardinal, la ville cessa de se développer, cependant
elle connut des visiteurs illustres tels que Louis XIV, la Grande Mademoiselle,
La Fontaine, Voltaire...
La ville se présente comme un quadrilatère d'environ 700
m sur 500 m, entouré de murs et de douves, auquel on accède
par trois portes monumentales, la quatrième est une fausse porte
construite pour respecter la symétrie.
Le
plan de la ville de RICHELIEU, n'est pas centré, mais éclaté
autour de deux places parfaitement symétriques: la « place
Royale » (actuellement Place des Religieuses), avec l'Académie
pour les garçons, fondée par le Cardinal en 1634 et le Couvent
pour l'instruction des jeunes filles et la "Place du Cardinal",
(actuelle place du Marché), vrai centre de la ville, où
étaient regroupés, l'église, le Presbytère,
l'auditoire (actuellement la Mairie où se trouve le musée
du XVIIème siècle), la halle et les commerces.
Visitez
le site de la ville
de Richelieu
Champigny sur Veude
Entre
Chinon et Richelieu, proche du château du Rivau, à l'intérieur
du P.N.R. (Parc Naturel Régional) Champigny-sur-Veude est un beau
village de Touraine qui s'étire le long de la Veude. "Campiniacus",
devenue à l'époque de la féodalité, un bourg
autour d'une forteresse, figure comme prieuré-cure et paroisse
au XIème siècle dans les chartes de l'abbaye de Noyers.
L'édification de l'ancienne église «Notre-Dame-la-Grande»
commence au XIIème siècle ; le choeur et le clocher sont
du XIIIème. L'église est agrandie de chapelles latérales
au XVème siècle et la nef est élargie de collatéraux
au XVIème ; la façade est régularisée au XIXème.
Une cloche de 1570 est conservée à l'intérieur.
C'est au XVIème siècle que Champigny-sur-Veude acquiert
son caractère sous l'impulsion de la famille des Bourbon-Montpensier.
Du XVIème au XIIIème siecle, Champigny-sur-Veude s'enrichit
de belles demeures de notables de fine pierre blanche, de cloîtres
et de chapelles.
Mais le plus beau fleuron de Champigny-sur-Veude est un domaine qui comprend
encore les communs du château détruit par le Cardinal de
Richelieu, et "La Chapelle Saint-Louis" dont l'architecture
et les vitraux Renaissance sont uniques en Europe. (visites sur rendez-vous
au 02 47 95 71 46)
Un ouvrage, publié par l'A.V.E.C (Association pour la Valorisation
de l'Environnement de Champigny-sur-Veude) en vente à la Mairie,
contient d'utiles renseignements sur ce riche patrimoine
Le
site de Champigny sur Veude
Le Rivau
Le château du Rivau est intimement lié
à l'illustre famille des Beauvau. Apparentés aux comtes
d'Anjou, ils avaient le privilège dés le XIe siècle
de rendre hommage à leur suzerain l'épée au côté,
debout, et le chapeau sur le chef.
Au XIIIe siècle, les Beauvau passèrent aux services des
rois de France. Ils furent ensuite alliés à la famille royale
par le mariage d'Isabeau de Beauvau avec Jean II de Bourbon en 1454.
Grand serviteur des rois de France, de nombreux Beauvau donnèrent
leurs vies pour le royaume.
Vers la fin de la guerre de Cent ans, Jeanne d'Arc et ses compagnons viennent
quérir au Rivau, déjà renommé pour la qualité
des destriers de guerre qui y étaient élevés, des
chevaux d'équipage, avant le siège d'Orléans, en
1429.
La
suite de l'histoire du château du Rivau : Visitez
le site du Château du Rivau
Faye la Vineuse
Faye-la-Vineuse
est un des bourgs de Touraine les plus anciennement connus. On le trouve
mentionné pour la première fois, dans une charte de Robert,
archevêque de Tours, en 925. Situé sur une éminence
et dominant de toutes parts le pays, il devait, par sa situation extrêmement
favorable à l'établissement de constructions militaires,
attirer l'attention du fameux Foulques Nerra, surnommé le Grand
Bâtisseur, qui avait entrepris de couvrir de châteaux les
régions placées sous sa dépendance. Vers 1020, Foulques
l'entoura de travaux de défense et en fit une redoutable forteresse
destinée à arrêter, de ce côté, les invasions
du Poitou. Les murailles d'enceinte étaient protégées
par quatre tours, qui existaient encore au commencement du XVIe siècle.
On entrait dans la ville par quatre portes garnies de pont-lévis.
Malheureusement, les guerres de religion firent disparaître toutes
ces constructions, à l'exception d'une tour, appelée la
Tour-Ménagé, qui fut démolie en 1786.
En 1562, les protestants s'emparèrent de la ville
et la livrèrent au pillage. Ceux-ci emportèrent tout ce
qu'ils purent trouver dans la collégiale, notamment, un morceau
de la vraie Croix, enchâssé dans une croix de vermeil, et
une châsse en or, contenant une dent de Saint-Georges. Dans les
derniers jours de janvier 1593, Faye-la-Vineuse fut de nouveau envahie
par un corps de troupes de 1200 hommes commandés par les capitaines
de Coulanges, Landreau, Chesne-Brulé, la Fontaine, de Gaucourt
et la Forest. Une soldatesque effrénée s'abandonna aux derniers
excès. Les femmes furent violées; on fit main- basse sur
tout le numéraire et l'argenterie que possédaient les habitants
et les églises, et on jeta dans les flammes tous les titres de
propriété. Les ornements des églises de Faye et de
Saint-Jouin, que l'on avait cachés dans la maison d'un gentilhomme
nommé Antoine Guenand de la Rouzière, furent découverts
et brûlés. D'un autre côté, les chefs de cette
horde de bandits rançonnèrent la ville et exigèrent
le versement immédiat de 950 écus. Pour assurer le paiement
de cette somme, ils prirent deux otages, nommés Louis Pins et Louis
Mars. Une dame du pays, Bricette Champeigné, consentit à
prêter aux habitants les 950 écus, qui furent versés
au capitaine Le Coube, logé à Faye, à l'hôtel
du Chapeau-Rouge. Les troupes abandonnèrent ensuite cette malheureuse
localité réduite à une profonde misère et
plongée dans un deuil affreux.»
Voici ce que M. l'abbé Bourassé nous dit à son sujet
dans les Mémoires de la société archéologique
de Touraine., tome III, p.174.
Visitez
le site de FAGIA

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